Dans le numéro de l’Equipe de ce matin daté du jeudi 8 mars, journée des droits des femmes, il est question du sport et des femmes. Le titre est “Recherche temps désespérément…”.
Certes, c’est un vrai sujet mais ce n’est pas celui que je souhaite aborder aujourd’hui.

Ce qui a attiré mon attention, c’est un petit encart sur les principaux freins qui font que les femmes ne font pas de sport ou que cela ne leur apporte pas ce qu’elles aimeraient.
On y trouve évidemment le manque de temps et de motivation.
Mais trois autres freins sont cités :
-Les femmes “n’aiment pas leur apparence quand elle font du sport” : 51%
-Elles “ne se sentent pas à la hauteur” : 48%
-Elles “ont peur du regard des autres” : 37%
Et cela m’a touché. Ces trois freins touchent la confiance en elles-mêmes et si je pousse un peu, l’amour qu’elles se portent – ou pas. Je le comprends d’autant mieux qu’il y a trois ans, j’aurais été dans ces statistiques.
Maintenant je cours régulièrement.

Qu’est-ce qui a changé ?

-J’ai arrêté de me dire que je n’y arriverais pas.
Je n’ai jamais vraiment fait de sport, je me disais que plus le temps passait, moins c’était facile de s’y mettre.
Mais “Y arriver”, cela voulait dire quoi ? Faire des marathons comme mon mari ? Non !
Je suis revenue à mon besoin : me défouler, sentir mon corps vivre, être envahi par ce bien-être dont mon mari me parlait si souvent et essayer de partager cette activité en couple.
J’ai essayé, soutenue par mon mari, c’était difficile.
J’ai persisté. L’effort que cela me demande maintenant est moins important qu’avant. “J’y suis arrivé”.
Parfois je cours “vite”, parfois je cours “lentement”. Je le fais à mon rythme. Cela me convient.

-J’ai arrêté de me dire que j’allais être ridicule en legging – en fait pas tant que ça, mais pour le savoir, il fallait enfiler un legging et voir comment cela m’allait. Et puis si les personnes que je croise me trouvent ridicules, cela leur appartient, pas à moi !

-J’ai arrêté de vouloir faire du sport pour changer mon corps.
Je me suis acceptée telle que j’étais.

Quand je cours maintenant avec mon legging rose et mon t-shirt vert (admirez l’harmonie de couleurs : ))), je regarde les passants, je leur souris : je suis heureuse car je prends soin de moi (même si, selon les jours, c’est vraiment dur !). Et je reçois essentiellement des sourires et des encouragements verbaux, très peu de paroles sexistes.

L’éducation, les expériences de vies parfois réduisent notre marge de manœuvre avec des “il faut”, des “tu dois”, des “cela ne se fait pas”. Dans la relation avec le/la praticien(ne) Sensitive Gestalt Massage se construit progressivement une grande confiance. Nos humanités se parlent. A deux, c’est plus facile d’affronter ce qui nous retient pour réussir.
Ainsi encouragé, le/la massé(e) s’autorise à ne plus se cacher derrière ses croyances limitantes et se met à s’écouter, à écouter son corps. Nous avons tous de la beauté en nous-même, une beauté qui nous est propre. En se connectant à elle, nous changeons notre regard sur nous même et sur les autres et nous avançons vers ce qui nous fait du bien.

Voir les articles de l’Equipe sur les femmes et le sport.