L’après confinement continue de tourner dans ma tête. C’est l’occasion unique d’imaginer l’utopie dans lequel nous souhaitons vivre.
Si nous nous contentons de mettre des patchs, rien ne changera vraiment. Et dans 6 mois nous aurons oublié – comme après les attentats…
Pareil au niveau de ma famille comment réussir à passer ces moments au mieux en amenant d’autres possibles.

Mon utopie pour l’après-confinement

Parfois j’y crois, parfois je n’y crois pas. Je fais des montagnes russes…
Et pour autant, écrire noir sur blanc ce qui bouillonne en moi, c’est déjà poser une pierre à l’édifice.

“I have a dream…”

Arrêtons de nous croire supérieurs à tout : l’homme fait partie de la nature, nous sommes inter-dépendants. 

L’urgence climatique est le 1er prisme à utiliser pour décider de faire ou ne pas faire (petit entrainement d’actualité avec la 5G…?). Et cette urgence nous amène à réfléchir à des activités humaines qui ne pillent pas la planète mais permettent de continuer à y vivre le mieux possible ici et ailleurs ; à repenser l’agriculture, pour retrouver une alimentation saine qui respecte le vivant et qui permet de trouver les vitamines, nutriments et minéraux nécessaires à la santé ; à inventer des nouveaux modes de consommation.

Humilité et gratitude par rapport à cette Terre, cette Nature qui est si bien faite !

Construire la paix entre les humains : apprendre à se respecter soi-même et à respecter les autres.

Transformer l’éducation que nous donnons pour valoriser et sécuriser nos enfants, pour qu’ils aient confiance en eux et ainsi qu’ils aillent naturellement vers la coopération, la co-construction plutôt que la compétition et la violence.

Le savoir-être est fondamental. De quoi avons-nous besoin en ces temps de confinement : réussir à interagir les uns avec les autres en huis-clos en faisant de notre mieux pour notre bien-être personnel et collectif. Apprendre “des connaissances” devient possible si les relations sont fluides et que la confiance et le non-jugement sont le cadre des activités…

Et ce qui me tient particulièrement à coeur, réintroduire le toucher bienveillant et nourrissant : une façon de communiquer qui ancre, qui consolide, qui met en relation différemment que la parole. Calmer le corps pour apaiser l’esprit, pour retrouver son unité intérieure pour vivre profondément que des relations authentiques, sécurisantes et constructives existent.

Thomas d’Asenbourg dans une conférence disait qu’au lieu de son service militaire de 18 mois passé à apprendre à faire la guerre”, ce serait puissant d’avoir un temps de 18 mois passé à apprendre à faire la paix…
Frédéric Lenoir a lancé les ateliers philo dans les écoles après les attentats après s’être demandé ce qui pouvait être fait : “« Si les enfants apprenaient à philosopher, on pourrait changer le monde en une génération ».

Le changement a commencé. C’est le moment de passer la vitesse supérieure !

 

Voyons les choses en grand !
Retrouvons le goût de la responsabilité !
Trouvons les modalités pour bâtir un projet co-construit, cette utopie, par et pour les Français – avec ses modalités de mise en oeuvre et d’ajustements. Ce n’est pas d’un président dont nous avons besoin mais d’un grand chef d’orchestre pour nous mener à la réalisation de cette utopie.

BONUS INSPIRANT
Cette conférence qui me suit depuis plusieurs années et qui me redonne du soufle à chaque fois que je la regarde.
Comment faire advenir l’utopie ? | Sandrine Roudaut | TEDxVaugirardRoad

 

Et vous, votre rêve, c’est quoi ? 

 

A la maison : des oscillations sinusoïdales

“Confinement”, Marianne Ruston. Terre cuite.

Entre mes idées sur l’après-confinement et le concret de la vie de famille, que de prises de hauteur et de travail de fourmi sur des petites choses du quotidien. Vivre au mieux le confinement tout en intégrant progressivement ce que cela peut signifier pour nous-mêmes, pour les autres – ce ne sont pas des vacances ! Ce n’est pourtant pas des “semaines de travail” classiques. Le cerveau qui tourne à 100 à l’heure…
Je vais tester un petit atelier “Le coronavirus, pourquoi ? Et que nous apprend-il ?”.
A l’annonce de mon projet, je n’ai pas ressenti beaucoup d’adhésion de la part des enfants…  J’ai hâte de le vivre !

Et les alertes de saison : l’amie qui nous annonce que ses parents ont été testés positifs au coronavirus et ont été hospitalisés.
Que la seule chose à faire pour ne pas céder à cette peur de la mort qui nous ronge est de vivre l’instant présent en conscience, se concentrer sur les beautés mises sur notre chemin : la gentillesse du personnel médical, les petits sms d’encouragements des amis, les petits mots et sourires de loin de sa famille – les câlins, ce sera dans 15 jours si tout va bien.
Oui, bien sûr… et cependant ce n’est pas facile.
L’épée de Damoclès au dessus de nos têtes…

 

Je suis heureuse de m’être initiée à la méditation pour accueillir sans juger ce qui est présent en moi.

Je suis confortée dans mes activités d’accompagnement et de savoir-être par le Gestalt Massage, les ateliers philo, le massage à l’école et les ateliers d’entrepreneuriat social.

Beaucoup de gratitude pour ces petits cailloux blancs trouvés sur mon chemin qui participent à la construction d’un demain différent avec des possibles renouvelés.

 

Marie-Laure

P.S. Je me lance un petit challenge : après avoir posté cet article, pas de réseaux sociaux avant lundi prochain… sur un air d’Eddy Mitchell “Pas de boogie woogie” …